
Ce dernier est en effet volontiers contrefait ou allongé avec du safran iranien de mauvaise qualité.
Et même en Inde, même à Srinagar, la capitale du Cachemire, l’authentique safran semble avoir disparu. Pourtant, l’épice la plus chère du monde est cultivée depuis 500 avant J.-C. dans les monts du Nord-Ouest de l’Inde. Mark a fait le voyage de Pampur, berceau de la production du safran depuis toujours, à l’époque où il se récolte.
C’est le seul moment où il a pu s’en procurer, et uniquement chez les paysans. Pendant les quinze jours de floraison du safran (crocus sativus), les fleurs violacées sont cueillies à la main. Chaque fleur a trois petits stigmates rouge-orangé qu’on extrait à la main et qu’on fait sécher.
Le safran n’est rien d’autre que ces stigmates séchés. Pour obtenir 1 kilo de safran, il faut pas moins de 75.000 fleurs ! Mark est fasciné par la pureté et la qualité de cette épice, et ému par la tragédie qui frappe ces paysans qui ont pratiquement abandonné sa culture. A New Delhi, le chef du Shangri-La prépare avec la précieuse denrée un parfait au safran. Mark a bien l’intention de faire revivre cette épice de légende.
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Quelques méthodes pour tromper les consommateurs
Cycle biologique du safran
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